samedi 20 septembre 2008

Message in a bottle

Aujourd'hui, je tombe là-dessus et je lis :

En France, où on compte 210 000 IVG par an, les médecins ne sont «pas des militants anti-IVG qui s’enchaînent aux tables», reconnaît Françoise Laurant, mais les difficultés d’application de la loi, souvent liées à la réorganisation de l’hôpital, sont réelles. Acte peu valorisé (autour de 270 euros pour un avortement, 900 pour une fausse couche), rendez-vous tardifs, refus de l’IVG par certains établissements, manque de places disponibles… «c’est devenu un parcours du combattant» , s’indigne-t-elle. Le climat, lui aussi, a changé, estiment les féministes mobilisées pour ce colloque. «On sent une idéologie de la victimisation, précise Françoise Laurent. Devant le médecin, les femmes qui veulent avorter se justifient. Elles tombent dans une logique où elles demandent un service. Ce n’est plus un droit.»



Et je dis, oui, certes aloha, bonjour ? On vient de découvrir l'Amérique ?? Depuis quand l'avortement est-il un droit quand on est obligée de se fader une semaine de délai de réflexion ? Quand une bonne partie de féministes rappelle sans cesse qu'une IVG n'est pas anodine ou qu'on a de bonnes chances de s'en sortir déprimée (certaines avançant même le chiffre de 50% des IVG menant à une dépression - a trop peur), quand elles appuient le fait qu'un avortement n'est qu'une solution de secours, toujours un moment de détresse, et j'en passe... Quand elles se placent elles-mêmes dans une logique de justification et d'excuse, dans quel oeil est la poutre ?



1 commentaire:

Dahlia a dit…

Ah ça... J'espère ne jamais avoir à en repasser par là, pas parce que j'ai une répugnance particulière à l'avortement, mais effectivement parce que les démarches qu'on doit faire à l'hosto sont hallucinantes de longueur et de complexité. Et encore moi ça c'était bien passé parce que mon meilleur ami m'avait accompagné aux consultations, et mon mec aux interventions, le fait qu'un mec sot avec moi à chaque fois a visiblement dissaudé les médecins femmes de me les briser sur des questions de "mais vous êtes sûre de pas vouloir le garder?"