vendredi 16 mai 2008

Dilemme de la connerie



Les gens cons sont impolis dans leur connerie. Les gens polis le sont trop souvent avec des cons. On lance l'offensive ?


(mais « on » est un con)




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Misérabilisme



Oh Sinnerman where you gonna run to
Sinnerman where you gonna run to
Where you gonna run to
All on that day

Well I run to the rock
Please hide me I run to the rock
Please hide me I run to the rock
Please hide me lord
All on that day

Well the rock cried out
I can't hide you the rock cried out
I can't hide you the rock cried out
I ain't gonna hide you god
All on that day

I said rock what's the matter with you rock
Don't you see I need you rock
Don't let down
All on that day

So I run to the river
It was bleedin I run to the sea
It was bleedin I run to the sea
It was bleedin all on that day

So I run to the river it was boilin
I run to the sea it was boilin
I run to the sea it was boilin
All on that day

So I run to the lord
Please help me lord
Dont you see me prayin
Dont you see me down here prayin

But the lord said
Go to the devil
The lord said
Go to the devil
He said go to the devil
All on that day

So I ran to the devil
He was waitin
I ran to the devil he was waitin
I ran to the devil he was waitin
All on that day

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vendredi 9 mai 2008

C'est sans danger !

Pat Califia n'est pas de ce genre d'individus qui ont du bol. Femme et lesbienne chez des mormons, dominatrice et féministe dans un milieu traquant l'hétéronormativité (quand ce n'est pas l'hétérofascisme), Patricia devenant Patrick, père d'un fils dont le « petit-ami est la mère »... les amoureux des cases remplies et des repères placés risqueront de se demander si, par hasard, la bête ne le ferait pas exprès. Évidemment, à entendre ce genre d'histoires, c'est au monstre que l'inconscient bien en lui-même pense, le plus spontanément et le plus naturellement du monde. Au freak, la chose repoussante et cathartique qui excite les enfants et les mères de famille, évitant par là de trop se faire de souci au sujet de leurs propres cages. La tare aussi, l'exception à la règle dont l'existence tout entière justifie celle de la ligne.

« Je préfèrerais vivre dans un monde où chaque homme pourrait être ou avoir été une femme », lit-on en gros sur la couverture de Sexe et Utopie, paru récemment à La Musardine. J'entends quelqu'un qui se moque : ah ah, oui ! et bien-sûr ! pourquoi pas les poules qui ont des dents et les vaches avalant des trains tant qu'on y est ? Tant qu'on y est, justement : on y est. Pat Califia en est la preuve vivante, survivante d'ailleurs, comme tous ces êtres qui nous lancent en pleine gueule les coups qu'ils ont pris, sans s'en vanter, sans s'en poser en victime expiatoire ou en porte-étendard. Juste des individus extrêmement vivants d'avoir, avec tant d'opiniâtreté, échappé à la mort. Pat Califia frappe, Pat Califia est drôle, forte, terriblement juste en quelques morts lacérés. Sur la monogamie prescrite et acceptable, par exemple en milieu lesbien où des hyper-femmes voient dans la « norme » une « succession de relations monogamiques » :

« J'ai des amies qui sont incapables d'avoir une relation sexuelle sans se dire qu'elles sont follement amoureuses de la femme avec laquelle elles sont au lit. J'enrage devant tant d'hypocrisie. Je ne vois pas pourquoi je devrais promettre un amour éternel alors que tout ce que je veux c'est un peu d'exercice sous la couette. C'est du chantage. Pas étonnant que les hommes hétérosexuels soient si en colère contre les femmes qui pensent qu'une érection est un manche qu'on attrape pour conduire l'homme jusqu'à l'autel. Je préférerais payer cash pour du sexe plutôt que d'être réveillée par le coup de fil désespéré d'une femme qui veut que je l'épouse seulement parce que j'ai passé quelques heures à me demander comment la faire jouir. Et elle a le culot de m'accuser, moi, de l'avoir utilisé, elle ! »

Dans aucune case donc, traître(sse) à toutes les causes, Pat Califia a en plus l'impertinence d'être outrageusement positif dans ses propos et dans son style démontant point par point la généalogie d'un apprentissage qui fait « craindre le sexe, (...) le repousser sauf sous la contrainte ou en échange d'amour et de sécurité », raillant le « mouvement des femmes (...) devenu une force moraliste qui pousse les minorités sexuelles à la haine de soi et à la tristesse » ou ces « utopies théoriques (...) rêvées par des gens qui ont peur de la diversité et qui sont profondément conservateurs en ce qui concerne les choses du sexe », montrant que « les femmes sexuellement actives ont toujours été une menace que le système n'accepte pas » et refusant « d'entendre d'autres histoires tragiques de femmes qui ont réprimé leur sexualité parce qu'elles pensent qu'il est politiquement inacceptable d'avoir été ardemment excité par la vulnérabilité ou le contrôle sexuel ».

Pat Califia en emmerdera certainement beaucoup, d'autres lèveront les yeux et poufferont de tant de débilité post-68arde. Qu'ils passent leur chemin et continuent de s'occuper des tisons des rôles à ne pas défaire. Que ceux qui l'aiment, par contre, la suivent et s'empressent de lire Sexe et Utopie.



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lundi 5 mai 2008

To Whom It May Concern

humorous pictures

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mercredi 30 avril 2008

Prostitution étudiante: peu de chiffres et nombre de fantasmes

Tiens ! Un article intéressant ! Et en plus qui tape sur le tape-à-l'oeil ! Youpi !
+++

Au commencement, il y avait… le chiffre annoncé par le syndicat SUD-Etudiant sur un de ses tracts en 2006. Le syndicat parlait alors de "40 000 étudiant-e-s condamné-e-s à la prostitution". A l'époque, ce chiffre invraisemblable n'a que très peu été repris dans les médias. Le buzz est véritablement né lorsque, fin 2007, deux livres sur la prostitution étudiante sortent coup sur coup, chez la même maison d'édition, Max Milo. Il s'agit du travail de mémoire de Master 2 de sociologie d'Eva Clouet, étudiante à la fac du Mirail de Toulouse, et du témoignage de Laura D., une étudiante qui a eu recours à la prostitution pour payer ses études. C'est là que les médias reprennent le sujet. En boucle, ou presque. Les deux auteurs enchaînent interviews et plateaux télé. Reportages et enquêtes se multiplient.

Ces deux publications présentent l'intérêt de constituer un témoignage vécu de la prostitution étudiante. Eva Clouet, dans "La Prostitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies", se base sur des témoignages et des rencontres avec des étudiantes -et un étudiant- qui se prostituent.

Leurs motivations sont souvent les mêmes: un besoin d’argent pour payer leurs études, leurs loyers ou arrondir leurs fins de mois. La solution de la prostitution est souvent vue de manière temporaire, le temps de leurs études. Dans "Mes chères études", Laura D. raconte son expérience et la façon dont elle a gagné de "l’argent rapide mais pas facile".

"J'accompagne des hommes, au moins une fois par mois, à des repas d'affaires"

C'est souvent derrière leur écran que les étudiants trouvent leurs rendez-vous. Les sites d'annonces fourmillent d'hommes qui cherchent une "masseuse occasionnelle" ou une jeune fille pour "faire le ménage en tenue sexy". Elodie, étudiante de 22 ans, surfe sur les site d'annonces à la recherche d'un "mécène". Elle est "escort girl" mais ne se prostitue pas, elle s'est jurée de "ne rien faire d'ordre sexuel":

"J'accompagne des hommes, au moins une fois par mois, à des repas d'affaires ou des sorties culturelles. Je prends 200 euros pour quatre heures, ce qui n'est pas excessif."

Mais si Elodie s'en tient à des "soirées d'accompagnement", d'autres, via leur blog ou petites annonces, vendent leurs massages ou leurs "services". Pour une rémunération qui va de 100 à 400€ par heure.

Une réalité difficile à chiffrer

Selon le chiffre avancé par SUD étudiant, 40 000 étudiants auraient recours à la prostitution, ce qui représenterait 1 étudiant sur 57! Un chiffre invraisemblable. Selon la préfecture de police, le nombre de prostituées global en France serait compris entre 15 000 et 20 000. Parmi elles, les étudiantes représenteraient une proportion minime.

Selon François Rigal, président de l'Institut national de la prostitution, la prostitution étudiante reste un phénomène "marginal". Ce que confirme l'Office central de la répression de la traite des êtres humains (OCRETH):

"La prostitution étudiante est plutôt une activité individuelle et occasionnelle, (…) un phénomène très discret et difficilement quantifiable qui, de plus, n'est pas répréhensible."

Mais alors, d'où sort ce chiffre de 40 000 étudiants prostitués? SUD-Etudiant a depuis longtemps fait disparaître ce tract, et plus aucune mention de ce chiffre n'apparaît sur son site Internet. Le syndicat s'était en outre défendu en s'abritant derrière le rapport Dauriac de 2000, qui concernait la précarité des étudiants... mais ne contenait aucune information sur la prostitution.

Pour l'Institut national de la prostitution, le mythe de la prostitution étudiante relève plus de la "légende urbaine" que de la vérité:

"Il n’y a pas un phénomène de prostitution étudiante spécifique en France. Il y a par contre un phénomène de prostitution occasionnelle, favorisé par le web.

"Parmi ces occasionnelles, il y a évidement une part d’étudiantes, mais nous ne pensons pas que cette proportion soit supérieure à la proportion d'étudiantes dans la population."

100 000 étudiants "pauvres"

Il n'y a jamais eu d'étude sur la prostitution étudiante à l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). Mais en réaction à l'emballement de la presse à ce sujet, l'OVE a tenu à clarifier les choses le 24 janvier 2008 dans un communiqué de presse. L'OVE déclare qu'il n'y a aucune information et aucun chiffre établi à ce jour. Les chiffres globaux sur la prostitution sont eux-mêmes "à manipuler avec précaution", reconnaît le ministère de l'Intérieur. Mais l'Observatoire de la vie étudiante rappelle:

"Une frange assez importante des étudiants (20%) vit dans des conditions délicates, au moins parce qu'ils sont amenés à travailler beaucoup, longtemps, et concurremment à leurs études, ce qui s'avère très préjudiciable à leur réussite universitaire. Les étudiants en situation de pauvreté grave et durable représentent, eux, 1,5% de l'ensemble."

Selon le rapport Dauriac de 2000, 100 000 étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté, chiffre qui semble toujours d'actualité si on croit les campagnes de l'Unef contre la précarité étudiante.

Tout le buzz autour de la prostitution étudiante aura au moins eu le mérite de mettre en lumière la précarité des étudiants. A quand des mesures pour y remédier?

Marie Casabonne


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Les Netocrates sur France 24

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dimanche 27 avril 2008

De la création du concept



Je ne crois pas que l’évo-féminisme existe (j’ai regardé sur Google), alors je me dis que je vais l’inventer.

Ça me plaît en effet de créer des concepts (ouais, je sais, yen a comme ça qui ont eu l’idée de la « poléthique »). Ce que j’entends par évo-féminisme (ou évoféminisme d’ailleurs, pourquoi un tiret ?) est l’application de la théorie de l’évolution au féminisme. Mais une application active : en sachant ce que l’évolution a fait de nous, demandons-nous ce que nous désirons faire de notre évolution.

Et comme dirait Sarkozy, l’évolution, c’est un truc qui bouge et qui provoque des mouvements.


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